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Vers un Nord axé sur
les énergies renouvelables

Priorités territoriales

Avec nos immenses étendues terrestres et notre géographie diversifiée, nous possédons des ressources renouvelables en quantité substantielle qui pourraient être utilisées pour produire de l’énergie. Même si nous avons en commun des défis et des possibilités semblables, chaque territoire a un contexte qui lui est propre et qui l’amène à donner priorité à différents types de projets d’énergie renouvelable.

Territoires du Nord-Ouest

Les Territoires du Nord-Ouest possèdent plusieurs nouvelles mines importantes mises en service ces dernières années. Bien qu’elles dépendent du diesel pour le chauffage et l’électricité, certaines d’entre elles pourraient devenir les clients de futurs projets d’énergie renouvelable, en particulier l’énergie hydroélectrique et peut-être aussi éolienne. L’aménagement hydroélectrique, y compris l’agrandissement éventuel de la centrale hydroélectrique de Taltson, l’installation de minicentrales dans les collectivités et l’expansion du réseau électrique actuel sont toutes des priorités essentielles pour le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Le vent est l’énergie renouvelable la plus facilement accessible dans les collectivités du Haut-Arctique. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest planifie l’installation de systèmes hybrides éolien-diesel dans la région de la mer de Beaufort. Un modèle d’installation d’éoliennes « en étoile » a été adopté pour les collectivités éloignées, d’après l’expérience concluante de l’Alaska. La première centrale éolienne qu’on a l’intention d’aménager à Tuktoyaktuk (le centre de l’étoile) permettra d’acquérir des compétences techniques et opérationnelles, ainsi que des compétences en matière d’entretien, qui seront utiles dans les collectivités isolées comme Ulukhaktok, Paulatuk et Sachs Harbour (les rayons).

La présence d’une usine de fabrication de granules de bois dans le Nord de l’Alberta, dans l’axe nord-sud du réseau routier, fournit aux Territoires du Nord-Ouest une occasion unique d’économiser de l’argent et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en faisant en sorte que les maisons, entreprises et installations gouvernementales utilisent la bioénergie pour le chauffage au lieu des combustibles fossiles. Ces dernières années, le gouvernement territorial a fermement encouragé l’utilisation accrue, à l’échelle locale, de granules de bois en équipant plusieurs grandes installations publiques de chaudières aux granules. Il continuera sur cette lancée en mettant en œuvre la nouvelle stratégie des Territoires du Nord-Ouest en matière de bioénergie.

Mentionnons également que des projets pilotes d’utilisation de l’énergie géothermique à des fins de chauffage et de production d’électricité sont prévus dans les Territoires du Nord-Ouest, et que le potentiel géothermique du sous-sol dans la partie sud du territoire est très prometteur.

Yukon

Le marché des granules de bois se développe. Le premier établissement à être équipé d’une chaudière à granules de bois est le nouveau Centre correctionnel de Whitehorse; par ailleurs, la consommation de bois de chauffage d’origine locale demeure forte. Le gouvernement du Yukon a ciblé la biomasse comme secteur stratégique d’énergie renouvelable, ce dont témoignent les efforts déployés pour élaborer une stratégie relative à la biomasse et organiser une conférence nordique sur la bioénergie.

La demande croissante d’énergie dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel a conduit à l’agrandissement d’un barrage important au Yukon et au raccordement de deux réseaux existants, ce qui vient ajouter à la capacité d’un vaste réseau hydroélectrique. En fait, le Yukon occupe la première place parmi les territoires en ce qui a trait à l’hydroélectricité et à l’énergie éolienne.

Comme les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon possède des ressources géothermiques de grande qualité et étudie actuellement la faisabilité de nombreux nouveaux projets. Enfin, les mesures actuelles visant à favoriser l’efficacité énergétique ont porté leurs fruits et ont permis de réduire l’intensité de la consommation totale pour le chauffage et l’électricité. De plus, on tiendra de plus en plus compte de la gestion axée sur la demande dans la planification de l’approvisionnement énergétique.

Nunavut

Tous les défis qu’il faut relever pour réaliser l’objectif d’un Nord axé sur les énergies renouvelables sont présents au Nunavut. La difficulté de connexion à des réseaux électriques, l’infrastructure de transport limitée, le climat froid, la faible demande, la population clairsemée, la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et les problèmes liés aux ressources humaines constituent tous des freins à la croissance du secteur de l’énergie renouvelable dans le plus isolé des trois territoires. Plusieurs projets d’énergie solaire, pour la production d’électricité comme pour le chauffage de locaux, sont en cours d’élaboration partout au Nunavut, l’objectif étant de tirer parti des longues journées d’été. De plus, la disponibilité et le potentiel à long terme des énergies marémotrice et éolienne sont aussi grands que le territoire lui-même et surpassent de loin la demande prévisible, ce que montreront les plans qu’on est en train d’établir dans le cadre de projets pilotes d’énergie éolienne. La mise sur pied d’un programme d’énergie éolienne et de projets connexes d’éoliennes à hydrogène au Nunavut constitue une autre étape prometteuse sur la voie menant à un Nord axé sur les énergies renouvelables.

Il existe également un potentiel d’aménagement de centrales hydroélectriques à petite et à grande échelle, ce qui constituerait pour le Nunavut une nouvelle voie vers un avenir énergétique propre et durable. De plus, la gestion axée sur la demande et sur les réseaux intelligents intéressent le Nunavut et seront éventuellement examinés.

D’autres améliorations en matière d’efficacité énergétique sont possibles, et le gouvernement du Nunavut s’attellera à la tâche directement ou au moyen de programmes et de politiques allant dans ce sens.

 
Photos reproduites avec la permission de Patrick Kane/Up Here, Dianne Villesèche/www.ravenink.ca et ArcticNet. © 2016 Une vision nordique